Chaque jour, j'assiste à l'abaissement de l'homme que j'aime, son meton qui heurte la table, ses mains tremblantes qui vide le sachet, qui façonnent les lignes, et elles disparaissent en un dixième de seconde dans le geste saccadé qu'il fait pour aspirer, don entier de son être ou je suis une intruse.
Le nez plein, les yeux vides.
On ne baise même plus.
J'ai en permanence un goût de métal dans la gorges, je ne sens plus mes gencives, jesaigne du nez tous les matins.
C'est le huit clos, l'autracie. On n'appelle plus que notre dealer.
On essaye de tout. Hier on a fumer du crak.
plaque de verrre, billet roulé, cristax immaculés.
IL m'a volé mon vice.
Ca ne se vit pas a deux.
...
L'homme que j'aimais est mort il y a 3 mois.
Tant bien que mal, avant j'aimais la vie, parce qu'on l'avait en commun.
Aujourd'hui, je chéris un fantôme, un souvenir. Je pense encore à lui chaque jour, chaque minute, chaque second...Absurde constance. J'ai beau vivre, si on peut appeler sa vivre, j'ai beau baiser et sortir...Je pense encore a lui...
Je regarde les gens, leurs pas qui les emportent vers une finalité absebte...Et au fond de moi-même, son image qui me hante.
Je le connaissait mieux que personne. On avait le même état d'eprit, on méprisait la platitude et la médiocrité, et on ne savait pas pourquoi on existait.
Maintenant qu'il n'est plus là, je sais pourquoi j'existait.
J'existait pour lui...